Pour Commencer ...

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Nouvelle coopération de ManoucHe' et CamsouiL'
en espérant que sa vous plaise.



à prévenir?

Wassup-Joy / Olive-mcfly-fic / xnothing-else-mattersx / Almost--Lover / xacm / My-Miss-Lyly / lamiiisSdu83 / Le-Coeur-Never-Lies / wear-me-down

# Posted on Sunday, 23 March 2008 at 4:28 PM

Edited on Sunday, 14 June 2009 at 6:55 AM

# 01

# 01



Daniel Alan David Jones. Vingt-neuf ans.




Son regard bleu fixé sur la porte du bâtiment, son beretta dans la main gauche, l'agent Jones enfilait un gilet pare-balles derrière l'une des nombreuse voitures de police qui entouraient la banque centrale. Il fixa son oreillette et bu une gorgée d'eau, avant de rejoindre son chef un peu plus loin.


- On en est où? demanda-t-il d'une voix légèrement tendue.
- Calmez-vous Jones. lui répondit le vieil homme,
- Combien d'otages?
- Treize.
- Les agresseurs?
- Un homme, Jason Crooke, seul, armé et fîchtrement têtu. Il a refusé de répondre à nos appels et la seule fois où il l'a fait, il a ensuite explosé le téléphone.
- Il y a quelqu'un de chez nous à l'intérieur?
demanda l'agent Jones, plus calmement.
- Non.
- Très bien.



Il s'avança vers le bâtiment sous les protestations de son chef et fit signe à un tireur de le couvrir. Il s'arrêta devant la porte en verre teintée, inspira un grand coup, et pénétra, sous les regards inquiets de ses collègues, dans la banque. Il avança lentement, son arme pointée devant lui, s'éclairant à l'aide d'une petite lampe de poche. Rasant les murs, il progressait petit à petit, se guidant aux éclats de voix qui lui parvenaient et enfin, il aperçut une faible lumière au bout du couloir qu'il parcourait. Il sentait son coeur battre à ses tempes et une envie de prendre ses jambes à son cou et de quitter cet endroit, le saisit. Il fit une pause et renversa la tête en arrière contre le mur froid. Il inspira encore, calmant son rythme cardiaque et retrouvant son calme. Il avança jusqu'à la porte par laquelle filtrait la lumière et les voix. Ou plutôt la voix. Celle du salaud qui retenait treize innocents. L'agent Jones attendit que le silence s'installe pour déclarer d'une voix forte.


- Crooke!
- Qui est là?
répondit une voix grave masculine.
- Au secours! Aidez-nous.
- Fermez-la.
hurla la même voix.
- Calme-toi Crooke. Je m'appelle Jones. Je suis agent au FBI.
- Dégagez ou je descends quelqu'un!
- Je vais ouvrir la porte et jetter mon arme à terre. Puis, je vais entrer les mains en l'air.
dit-il en détachant chaque syllabes.
- Non.
- Si. À trois, j'y vais. Okay?



L'agent Jones compta à voix haute et ouvrit la porte avant de s'arrêter brusquement, après avoir entendu un coup de feu.


- Qu'est-ce qui s'est passé? cria-t-il.
- Rien. Mais si tu entres dans cette pièce, je descends la gamine que tu peux voir assise contre le mur.


Jones s'immobilisa et souffla. Une fois encore, l'envie de fuir et de rentrer à la maison s'empara de lui. Il se massa machinalement le front, serrant un peu plus son beretta. Il reprit d'une voix neutre.


- À quoi ça t'avancerais de la tuer?
- ...
- Laisse au moins sortir les otages. On règlera ça entre hommes.
- Tu te crois malin, Jones...
répliqua l'autre. Tu crois que c'est en parlant que tu vas les sauver? Et bien tu te trompes, ils vont tous crever, et toi avec.
- Il y a combien d'enfants?
- Seulement la gamine.



L'agent Jones se mordit la lèvre pour ne pas hurler. Il devait rester calme. Il devait rester calme!


- Et des femmes?
- Cinq.
- Bien. Fais-les sortir.
- Je n'ai pas d'ordres à recevoir, Jones.
- Et bien considère-le comme une requète, et pas comme un ordre.



Jones attendit que Jason Crooke lui réponde. Les minutes passèrent, aussi longues que des heures. Une fois encore, il était sur le point de perdre le contrôle. Une folle envie d'entrer dans cette pièce et de liquider cette ordure le submergea, et il dut faire un effort de concentration tel, qu'il ne se rendit pas compte immédiatement que Crooke lui parlait.



- ... sortir les otages.
- Bien. J'attendrais ici et dès qu'ils seront en sécurité je...
- Je te dicterais la marche à suivre.
l'interrompit Crooke.


Des bruits de pas, de chaises qu'on déplace et quelques chuchotements se firent entendre. Un homme apparut dans l'encadrement de la porte, et l'agent Jones lui fit signe de partir vers la sortie. Une femme s'aggrippa à son bras en pleurs, et le supplia.


- Il a ma fille. chuchota-t-elle
- Je vais m'occuper de ça. Calmez-vous et sortez. répondit-il.

Il comptait mentalement le nombres de personnes qui quittaient la salle, en priant pour que la femme se soit trompée, et s'aperçut qu'il manquait effectivement quelqu'un.



- Où est la gosse? demanda-t-il.
- Ici, avec moi.
- On avait dit tous les otages!
- Tu avais dit tous les otages...
- Relâche-la!
- Non. Elle me servira de pass, pour obtenir ce que je veux.
répondit l'autre calmement.
- Et tu veux quoi?
- Dix milles dollars en liquide et un visa pour m'expatrier très loin d'ici.



<< Le seul endroit où tu seras expatrié, ce sera Alcatraz. >> pensa Jones.



- Qu'est-ce qui me prouve qu'après ça tu relâcheras la gosse?
- Tu n'es pas en position de force Jones. Apporte-moi ce que je t'ai demandé. Tu as une heure. Pas une minute de plus. Après, goodbye la gamine.
- Attrapes ça, d'abbord.
dit Jones en faisant glisser un portable au sol.
- Qu'est-ce que c'est?
- Je t'y appelerais quand j'aurais l'argent.
- Parfait. À plus tard Jones, et n'oublie pas... Une heure.

# Posted on Monday, 24 March 2008 at 1:04 PM

Edited on Thursday, 11 June 2009 at 11:55 AM

# 02

# 02




Kathleen Mary-Jane Judd. 30 ans.




Quelques minutes plus tard, à l'entrée du bâtiment, l'agent Jones expliquait rapidement la situation à quelques personnes, dont son chef.


- On ne lui donnera pas ce qu'il veut. trancha le chef.
- Et la gosse? répliqua Jones.
- On ne peut rien faire pour elle.
- Vous vous foutez de moi?! s'énerva Jones. Vous sacrifiez une gamine innoncente au profit d'un salaud!?
- Désolé Daniel. Il faut parfois faire des choix.
répondit son chef en posant une main sur son épaule, avec un air compatissant.

Daniel Jones se dégagea sans rien ajouter. Il s'éloigna rapidement et se dirigea vers les ambulances. Il prit quelques nouvelles des exs-otages, et s'approcha de la mère de la petite fille. Lorsqu'elle le reconnut, elle se jetta sur lui, l'assaillant de questions.


- Calmez-vous madame. répondit Jones.
- Où est ma fille?
- Toujours à l'intérieur. J'ai besoin d'avoir quelques renseignements à son sujet.


Elle hôcha la tête, les larmes coulant le long de ses joues, la peur creusant ses traits.


- Comment s'appelle votre fille?
- Samantha, mais on l'appelle Sam.
répondit-elle la voix tremblante.
- Quel âge a-t-elle?
- Huit ans.
- Bien, merci.


Il se releva et partit à la recherche d'une autre personne.


- Chris' !

La jeune femme se retourna et sourit en apercevant l'agent Jones. Elle termina d'osculter son patient, avant de s'approcher de l'agent du FBI qui l'attendait un peu à l'écart.


- Alors ça avance comment? demanda-t-elle.
- Moyen. Tu sais si Kate est au bureau?
- Oui, tu peux l'appeler. Qu'est-ce qui ne va pas Daniel?
- Rien.
dit-il en s'éloignant.
- Tu finiras par me le dire Jones. lui lança-t-elle avant de reprendre son activité là où elle l'avait laissé.

<< On verra ça... >> pensa Jones. Il emprunta un portable à un agent et composa le numéro de Kate. Et après trois tonalités, quelqu'un décrocha.


- Allô? répondit une voix de femme chaleureuse.
- Salut Kate. J'ai besoinde ton aide. lui dit Daniel.
- No problemo mon Coco. Que puis-je faire pour toi?
- Il me faut la photo d'un certain Jason Crooke, et tout ce que tu pourras trouver sur lui. Et je dois parler à Tom aussi.
- À tes ordres mon poulet. Je t'envoie le tout dès que je l'ai et je te passe Tom sur la ligne directe.
- Merci.


Un "bip" sonore se fit entendre, et Daniel se retrouva avec Tom au bout du fil.


- Tu as encore les vieux enregistrements?
- Oui. Pourquoi?
lui demanda le blond, du fond de sa salle d'informatique.

Pendant que Tom recevait des instructions de la part de son supérieur, le mari de Kate, quelques étages plus haut, interrogeait sa femme.


- C'était qui? demanda-t-il suspicieux.
- Daniel.
- Et depuis quand tu l'appelle mon Coco ou bien mon poulet?
- Est-ce que monsieur Harrold Judd serait en train de me faire une scène de jalousie.
- Peut-être bien.
dit-il en retournant la chaise de sa femme pour l'avoir en face de lui.

Harrold plongea son regard dans celui de Kate et approcha lentement son visage du sien, avant de coller ses lèvres contre celles de sa femme. Elle mit rapidement fin à ce baiser et se retourna pour continuer ses recherches, le sourire aux lèvres.


- Je te fais si peu d'effet? l'interrogea Harrold.
- Pas du tout. Je crève d'envie de te sauter dessus, mais je dois d'abbord envoyer ce que j'ai trouvé à Jones.
- Et après?
demanda-t-il plein d'espoir?
- Après nous verrons bien, Harry. répliqua-t-elle.

Il sourit et lui déposa un baiser dans le cou, avant de s'assoir dans un fauteuil et de lire le journal. Quand Kate envoya les infos à Daniel, quelques étages plus bas, Tom executait les ordres qu'il avait reçu. << On a qu'une heure Fletcher. Bouge! >> voilà les mots de Daniel.

[ ... ]

Le téléphone sonna et Crooke décrocha.


- Alors Jones, tu as mon argent?
- Il me faut plus de temps.
- C'est bien fâcheux ça.
déclara Crooke, sur un ton faussement ennuyé.
- Donne-moi encore une heure!
- Non. Tu as eu bien assez de temps. Si dans dix minutes je n'ai pas mon visa et mon fric tu peux dire ad...
- Adieu à ta liberté Crooke.
l'interrompit Jones.

Le concerné se tut immédiatement, en reconnaissant la voix de son adversaire et en sentant un tube froid appuyé contre sa nuque.


- Bien joué. dit-il d'une voix très calme.
- Lâche ton arme! ordonna sèchement Jones.
- D'accord tu as gagné.
- Sors, Sam.
ajouta Daniel à l'intention de la fillette.

La fillette s'éloigna, mais s'arrêta dans l'encadrement de la porte. Crooke se baissa lentement et déposa son arme au sol. D'un geste vif, il sortit un couteau tranchant de sa ceinture, se retourna à une vitesse fulgurante et fendit l'air en direction de Daniel. Celui-ci jura et hurla de douleur avant de s'adresser à Sam, d'une voix trop calme pour la situation, tout en évitant une nouvelle attaque de Crooke.


- Samantha, sors d'ici tout de suite!

La fillette, réalisant l'ampleur du danger s'enfuit par le couloir en direction de la sortie. Une fois que Jones fut certain que Sam n'était plus là, il désarma Crooke d'un coup de pied et dégaina son arme. Crooke se jetta alors sur Daniel et fut stoppé dans son élan, par une balle de calibre 32, juste entre les deux yeux.

# Posted on Tuesday, 25 March 2008 at 8:23 AM

Edited on Thursday, 11 June 2009 at 1:07 PM

# 03

# 03




Christiane Baxter. Vingt-huit ans.



Daniel enleva son gilet pare-balle et le balança sur le corps inerte de Jason Crooke. Sa mâchoire et son épaule gauche le torturaient. Malgré ça, il rangea son berretta dans la poche arrière de son pantalon. En Il se servit du bas de son t-shirt, pour stopper l'afflut du sang qui jaillissait de sa lèvre, en marchant dans le couloir sombre. Il shoota dans la porte teintée et sortit en faisant signe à son chef que c'était fini. Une jeune infirmière se précipita vers lui pour le soigner, alors que ces collègues et les exs-otages l'applaudissaient. Jones lança un regard méprisant à l'infirmière et se dégagea.


- Je vais bien. Merci. dit-il, glacial, avant de s'éloigner.

Il aperçut Samantha dans les bras de sa mère et continua son chemin, avant de s'assoir sous un perron à l'écart du périmètre de sécurité. Il ferma les yeux et posa sa tête contre la brique froide. Il détestait ce genre de fin. Tuer quelqu'un, même la pire ordure qui soit, n'était jamais agréable. Il détestait ces honneurs. Quand un vendeur au supermarché nous rends notre monnaie, personne ne l'applaudit. Il se contente de faire son travail. Tout comme Daniel Jones. Et il détestait qu'on le materne.


- Enfin je t'ai trouvé. dit une voix que Daniel reconnut immédiatement.

Il ouvrit les yeux et se redressa, plongeant son regard dans celui de la jeune femme qui se tenait devant lui.


- Montre-moi ça. dit-elle en s'accroupissant devant lui et en le forçant à relâcher son t-shirt.

Daniel soupira, pendant qu'elle sortait des compresses de sa trousse de secours. Elle nettoya d'abbord délicatement sa lèvre, puis appuya une compresse imbibée d'alcool sur la plaie. Jones gémit et se contracta.


- Désolée. répondit-elle innocement.

Elle lui colla un pansement et se recula pour voir le résultat.


- ça te plait de me faire souffrir Chris' ? demanda ironiquement Daniel.
- J'adore ça Danny. répondit-elle en riant.
- ça faisait longtemps que tu m'avais pas appelé comme ça.
- ça te manquait?
- ça dépend.
- Enlève ton t-shirt.
ordonna-t-elle.
- Pourquoi? Tu veux me sauter dessus?
- Je vais te soigner Jones.
dit-elle en levant les yeux au ciel.

Daniel retira lentement son t-shirt, grimaçant lorsque le tissu se décolla avec difficulté de son épaule poisseuse, recouverte de sang. Il allait poser ses doigts sur la blessure quand Chris' s'empara de son bras. Il fixa la jeune femme, un sourire moqueur aux lèvres, et laissa son bras retomber le long de son torse. Comme avant, elle nettoya la blessure, appliqua de l'alcool dessus et banda la plaie. Elle finit par lui tendre un t-shirt propre, et pendant qu'elle rangeait son matériel, Daniel s'arracha le pensement qu'il avait à la lèvre en lâchant un faible << Aïe! >>.


- Jones! s'énerva-t-elle.
- Quoi?

Elle lui lança un regard noir et s'accroupit à nouveau devant lui. Avec beaucoup moins de douceur qu'avant, elle le força à tourner la tête sur le côté et ré-appliqua un pansement, plus petit cette fois. Daniel frissona et saisit le poignet de Chris', avant d'approcher lentement son visage du sien. Leurs lèvres se frôlèrent et Chris' repoussa subitement Danny. Elle se dégagea, récupéra sa trousse et se leva.


- Il s'appelle comment? demanda Daniel, sarcastique.

Chris' se figea une fraction de seconde, et s'en alla en pestant intérieurement. << Comment savait-il? >> se demanda-t-elle. Jones enfila le t-shirt et regagna sa voiture. Dix minutes plus tard, il entra dans les bureaux où une scène singulière l'attendait. Harry se tenait au-dessus de Kate, face à face, les jambes croisées. Elle-même était en équilibre précaire au-dessus de Tom, ne sachant pas exactement où se trouvaient ses jambes et ses bras. Quand à Tom, il était en dessous, pratiquement collé à Kate.


- Nom d'un chien! Qu'est-ce que vous faites? s'écria Daniel.

Harry releva brusquement la tête, ce qui fit perdre l'équilibre à Kate qui s'effondra, entraînant dans sa chute Tom et son mari. Daniel ne bougeait pas, peu soucieux de savoir ce qu'ils faisaient avant son arrivée.


- Bouge de là Judd! Tu m'écrases! dit Tom.
- Quel Judd? répliquèrent en choeur les conjoints, avant d'éclater de rire.

Ils se levèrent, immités par Tom et s'approchèrent de leur patron.


- On faisait un Twister. expliqua Kate de bonne humeur, en voyant la tête de Daniel.
- ça a fonctionné les enregistrements? demanda Tom.
- Super. J'ai réussi à m'approcher sans trop de problèmes.
- T'auras quand même deux belles cicatrices.
intervint Harry.
- Je t'ai bientôt rattrapé Judd.
- Et Crooke?
demanda Kate.
- Mort.

Ils n'ajoutèrent rien et Daniel alla dans son bureau. Kate fit signe à Harry et Tom de ranger le Twister, et entra dans le bureau de Daniel.


- Qu'est-ce que tu veux Kate? demanda l'agent Jones.
- Ne t'en veux pas. J'ai trouvé d'autres choses sur lui, après coup. Ce type ne méritais pas même une once de pitié.

Voyant que Daniel ne réagissait pas, elle contourna la grande table en bois qui occupait une grande partie de l'espace et se planta devant son chef.


- Je te demande pas des comptes Dan'. Juste que tu acceptes et que tu n'ais pas de remords. C'est l'amie qui te parle, pas l'employée.

Il lança un regard emplie de sympathie à Kate avant d'enclencher la radio et la voix de Bob envahi la pièce. << No woman no cry... >> disait la chanson. Kate sourit, déposa un léger baiser sur la joue de Daniel et quitta la pièce.

# Posted on Thursday, 10 April 2008 at 12:22 PM

Edited on Thursday, 11 June 2009 at 1:12 PM

# 04

# 04
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Thomas Michael Fletcher. 30 ans.



À peine avait-il enlevé son blouson, qu'elle l'attira contre elle en l'embrassant fougueusement. Connaissant la maison par coeur, les deux amants se dirigèrent à l'aveuglette jusque dans la chambre, bien trop occupés à s'étreindre sensuellement. Une fois à destination, elle le poussa brusquement sur le lit et se mit à califourchon sur son corps bouillonant. Elle commença à détacher la chemise de son compagnon, mais celui-ci trouvant qu'elle n'allait pas assez vite, la fit basculer sur le côté afin d'inverser les rôles. Il plongea son regard bleu azur dans les yeux noisettes de la jeune femme, avant de l'embrasser passionnément. Le corps de la jeune femme réagissait violemment aux avances de cet homme qu'elle aimait, et qui était lui aussi consummé par le désir qui les habitaient.

La jeune femme se éveilla en sursaut, le corps encore avide de sensations. Elle saisit son téléphone portable, qui vibrait sur sa table de chevet.


- Chris' ! Enfin! ça fait une demi-heure que j'essaie de te joindre.
- Excuses-moi mais à 5h du matin je dors moi.
Dit-elle en chuchotant.
- Bref, tu dois venir au bureau.
- Dan'! je veux bien faire des heures supp' mais tu crois pas que c'est trop demandé là?
- ça concerne l'affaire "DiMatteo"


Chris' se leva d'un bond.


- Il y a du nouveau? dit-elle un peu plus fort.
- Oui, justement.
- Okay, j'arrive dans 20 minutes.
- Évite de le réveiller.
Ajouta-t-il juste avant de raccrocher.

Chris' posa son téléphone et se retourna pour observer son petit ami qui dormait encore visiblement.
<< Daniel Jones, pourquoi occupes-tu mes pensées à ce point... >> soupira-t-elle en ce massant la nuque. Elle se leva et, comme promis, 20 minutes plus tard, penettrait dans l'immense hall de l'immeuble administratif du FBI. Dans l'ascenceur elle croisa Kate.


- Salut Christiane! dit-elle d'un ton enjoué.
- Kate, t'as de la chance je ne sois pas réveillée.
- Je t'aurais bien offert un café, mais c'est pour Tom et le patron.
- Le patron?
répéta-t-elle, hésitant.

Kate fit oui de la tête, et après une courte seconde d'hésitation, Chris s'empara du gobelet destiné à son supérieur. Elle but la moitié du contenu, sous les protestations de Kate, et ensuite, lui rendit le verre un plastique. C'est à ce moment précis que la porte de l'ascenseur s'ouvrit sur l'agent Jones. Kate lui tendit aussitôt son café.


- Merci. dit-il en lui déposant un baiser sur la joue.
- Mais de rien biloute! répondit Kate.
- Dis-moi Judd, ton café... Il parait un peu vide
- C'est Ch...
- Désolé "patron".
coupa Chris'. J'avais soif.

La porte de l'ascenseur s'ouvrit une nouvelle fois, et Chris' sortit, suivie de près par Kate. Daniel sortit lui aussi et voulut protester, mais les deux jeunes femmes s'étaient déjà enfermées dans les toilettes. Chris' prit le temps de relever ses cheveux et de se rafraîchir. Lorsqu'elle se retourna, Kate la fixait, les mains sur les hanches, telle une mère fixant son enfant, fautif.


- Quoi? finit par demander Chris'.
- Toi et Jones..?
- Non.
- Dommage.
- Quoi dommage? De quoi tu parles Kate? Je suis avec Jeff maintenant! Je suis passée à autre chose!
- Vraiment?
- Vraiment!
dit Chris' avec conviction.
- Pourtant... lâcha Kate d'un air détaché.
- Pourtant..?
- Il a pas arrêter de te matter dans l'ascenseur. Et j'ai bien vu ton regard. Non! ne m'interromps pas Christiane Baxter!
dit fermement Kate. Dis-moi ce qui ne va pas avec Jones?
- Mais tout va très bien!
se défendit Chris'.
- Arrête de me mentir Chris, ça m'énèrve. Je préfère que tu me dise que tu ne veux pas m'en parler, ce qui me vexerait terriblement, car tu sais que je te protégerais toujours, même de Jones, plutôt que de faire comme si tout allait bien! dit Kate avec autorité.

Chris' baissa la tête et étouffa un rire. Kate était si naturelle, presque naïve. Mais elle était aussi la meilleure confidente qui soit. Chris' inspira et se lança.


- Je dors mal. J'ai pleins de souvenirs qui reviennent, et puis... L'accident aussi.
- Tu l'aimes encore?
- J'en sais rien. Je pense... Pas.
- Et Jeff?
demanda doucement Kate.
- Je l'aime! déclara Chris' comme si c'était une évidence.
- Tu en est sûre?
- Oui... écoute, il est beau, on passe des supers moments ensemble, sexuellement il est génial, on s'entend bien, jamais de disputes, que désirez de plus?


Au fur et à mesure de son énumération des qualités de son petit ami, Chris' doutait de plus en plus de son amour pour lui. Innexplicablement, ses pensées revenaient sans cesse vers cet autre homme qu'elle aurait préféré oublier. Qu'elle aurait dû oublier, pour le bien de tous.


- Effectivement. C'est à ce demander ce que tu trouvais à Jones...
- Je...


Elle se tût, réfléchissant à sa réponse.


- Il est ronchon, il ne sait pas ce qu'il veut, c'est une tête de mûle qui ne pense qu'à son travail, il est posséssif, jaloux et arrogant!
- Mais..?
l'encouragea Kate.
- Mais il est aussi, doux, attentionné, calme, drôle et mon Dieu qu'il est sexy! lâcha-t-elle dans un souffle avant de se mordre la lèvre de remords.

Kate ne répondit rien, se contentant de sourire.


- C'était une question piège... Pas vrai? demanda Chris'.
- Si tu veux.

Kate se dirigea vers la porte en récupérant le café de Tom, qu'elle avait posé sur le rebord d'un lavabo.


- Il m'a embrassé.
- Merde!
lâcha Kate.

Elle venait de faire tomber le gobelet de Tom par terre et elle se pencha pour le ramasser et nettoyer. Lorsqu'elle se pencha, elle fixa sévèrement Chris'.


- Tu l'as repoussé, j'espère!
- Oui...
- Mais pas tout de suite... Chris' !
gémit Kate.
- Quoi?
- Comment veux-tu t'en sortir, si d'une part tu prétends aimer Jeff, et de l'autre tu ne repousse pas Jones quand il te fait des avances!?
- J'y arrive pas!
- À quoi?
- Le repousser! Daniel me plait toujours... C'est une évidence.


Tandis qu'elle prononçait ses mots, leur sens se gravait dans sa mémoire. Oui, il lui plaisait. Et c'était réciproque, elle le savait. Alors pourquoi?


- Vous êtes désespérant... Vous feriez mieux de vous remettre ensemble! dit Kate en levant les yeux au ciel.
- Hors de question!
- Alors débrouilles-toi Baxter.
acheva Kate, avant de sortir définitivement des toilettes.

Quand Chris' arriva quelques minutes plus tard dans le bureau de Danny, elle remarqua qu'il y avait une personne de plus...

# Posted on Sunday, 27 April 2008 at 1:56 PM

Edited on Thursday, 11 June 2009 at 11:58 AM